Petite histoire à raconter à nos enfants : « La France trente ans après TAFTA »

Voici une journée banale d’un Français en 2044. le conseil des ministres a ratifié dans le silence le plus complet , en plein moi d’Août 2017 un traité que l’on appelait Tafta. Pierre est un citoyen français de 33 ans. Il ne connaît pas du tout les accords votés il y a déjà quarante ans. Pour lui c’est de l’histoire et ce type de connaissance il le laisse aux experts. Pierre se lève pour aller chez le médecin. Celui-ci lui fait payer 50 euros. L’accès au soin a été uniformisé avec le système américain et heureusement qu’il arrive à payer sa mutuelle qui lui coûte 400 euros par mois. Le médecin lui prescrit une longue ordonnance alors qu’il n’a qu’un simple rhume. Il se demande pourquoi il doit prendre tant de médicaments parfois il se demande si son médecin n’a pas des intérêts dans les prescriptions . Il se rend à la pharmacie, il doit payer 75 euros de médicaments, il demande les génériques mais la pharmacienne lui dit qu’ils ont été interdit par une société américaine. Il lui demande pourquoi les médicaments ne sont pas remboursés. Elle lui répond «  l’ état a été attaqué par une mutuelle américaine parce que la sécurité sociale constitué une concurrence déloyale. L’état a été obligé par le tribunal d’arbitrage de payé des centaines de millions de dollar de dommage ou de supprimer la sécu. Il rentre chez lui pour conduire ses enfants à l’école. son école lui rappel qu’il n’a pas payé les 300 euros mensuel.  » l’état n’ a plus le droit de rendre gratuit la scolarité car cela rentre aussi dans la clause de l’omc de la concurrence déloyale » lui rappel le directeur de l’école. Il découvre une nouvelle institutrice car l’ancienne s’est fait licencier parcequ’elle avait été trop absente pour « manifester » contre les réformes. Il fait ses courses   et constate que les produits agricoles les moins chers sont tous américains.  Il achète à prix cassé du maïs OGM, du bœuf traité aux hormones de croissance, des poulets chlorés, des carcasses traitées à l’acide lactique, des porcs traités à la ractopamine. Il demande si c’est sûre pour sa santé. On lui réponde que « les preuves scientifiques européennes ont été jugée insuffisantes par les industriels américains ils ont porté plainte et ont gagné ». Il cherche des fromages au lait crus mais on lui dit que c’est interdit depuis qu’il y a eu les lois d’uniformisation des règles. Il cherche dans le rayon des vins un bon Bordeaux mais il ne trouve que des Bordeaux Californiens à prix accessibles pour son pouvoir d’achat. Il demande pourquoi il n’est plus marqué la provenance et la constitution du produit comme avant sur l’étiquette au chef de rayon. Celui -ci lui dit que ça a été considéré comme un obstacle technique par les entreprises américaines et que maintenant nous nous sommes alignés sur les normes américaines. Il se rend au tabac et se rend compte qu’il n’y a plus de mention « fumer tue » , le buraliste lui répond sans cacher sa satisfaction que La norme en vigueur a été considérée comme un obstacle excessif à la libre concurrence et Philip Morris a réussi par le biais de l’arbitrage de la faire enlever. « On en avait marre de ses freins stupide » poursuit-il. Il rentre chez lui, se remplit un verre d’eau du robinet et se rend compte que l’eau à un goût étrange depuis que l’état n’a pu empêcher Chesapeake de s’installer dans le coin pour extraire le gaz de schiste. Il se souvient que l’eau du service public était quand même meilleur que celle du réseau privatisé. En regardant la télévision, il apprend que le   mécanisme de règlement des différends investisseur/états a condamné le gouvernement   à payer 26 millions d’euros de dommage   à Monsanto qui contestait les législations et les réglementations votées par le parlement en vue de protéger la santé et l’environnement. Il décide de consulter les horaires des séances d’un film français indépendant qui avait l’air bien mais renonce quand il voit que la seule séance est à minuit et que le cinéma d’art et essai de sa ville a fermé. Il renonce à faire 50 km pour voir ce film. Pierre n’aime pas le cinéma américain et or depuis dix ans les grands complexes ne proposent que des blockbuster. Il se dit que il irait bien au théâtre, mais c’est un peu pareil, depuis que le théâtre a été racheté par le Disney Theatrical Group il trouve que les pièces sont de moins bonne qualité. Il se demande pourquoi il fait si doux alors que l’on est en décembre. Il scrute le thermomètre qui affiche ses 23°. Il trouve tout ça très agréable mais reste un peu circonspect.

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