Comment faire comprendre aux électeurs du FN qu’ils se sont trompés : partie 1

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Le FN a établi son programme en spoliant des pans entiers de propositions qui sont à l’origine des conception radicalement ancrées à Gauche et qui n’ont rien à voir avec l’idéologie historique du parti d’extrême droite. Bien que le racisme, la xénophobie soit l’une des forces motrices de ce parti on peut faire un point sur les arguments à donner permettant de faire comprendre aux électeurs du FN que les notions de protectionnisme, de souveraineté et que seuls les parties de gauche répondront à leurs demandes. 

 Dans son article « Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas » publié dans son blog en juillet 2013 [1], l’économiste Frédéric Lordon nous rappelait les concepts qui ont été abandonnés à l’extrême droite alors qu’ils appartiennent décemment à une pensée de gauche. Souveraineté, protectionnisme, dé mondialisation, populaire :   Ces concepts ont tellement marqué les discours du FN que l’on ose à peine les utiliser sans rougir. Aujourd’hui le FN est l’un des rares parti à afficher des réserves concernant l’Europe et que cet absence dans le débat politique de gauche peut expliquer ce transfert massif qui s’est opéré en particulier dans le nord de la France. Nous proposerons donc de refaire un point sur ce que la gauche peut proposer à ses électeurs pour les ramener dans le « giron familiale » (cela concerne les traditions familiales PCF) . Faire ce travail consiste aussi à reprendre au Fn ce qu’il nous a volé. Voici notre premier article sur des notions que la pensée de gauche doit réinvestir , il nous semble,  pour ne pas se laisser abattre.

Sur Le Protectionnisme

Le protectionnisme est une idée qui peut faire peur. Elle implique l’idée d’un repli national. Cette idée évoque une France repliée sur elle même telle une Coré du Nord. Mais on peut se demander si réaliser une entrave au libre-échange dérégulé par les différents traités ( Maastricht, et maintenant TAFTA) n’est pas une mesure qui permettrait de sortir du cercle vicieux proposés dans deux nombreux pays par des instances supranationales telles que l’OMC et le FMI. Le documentaire diffusé mardi 21 octobre sur arte « capitalisme » montrait comment les pays fragilisés par des dettes étaient souvent victimes de ces institutions qui agissaient comme de faux-amis. Comme dans de nombreux pays en voie de développement le FMI accordait des prêts en échange d’une ouverture des marchés. Les conséquences d’un arrivage massif de biens américains subventionnés pour les agriculteurs locaux ont été désastreuses. Jacques Berthelot conclue que dans les accords le CETA « l’UE n’a pas eu le moindre souci de sauvegarder un minimum de souveraineté alimentaire. ».[2] Le protectionnisme n’est donc pas un vilain mot quand il s’agit de protéger un pays d’une dérégulation systématique permettant de déconstruire des régulations qui sont souvent construite pour protéger les citoyens. En ce qui concerne TAFTA et l’accord avec les états unis.  les USA pratique le protectionnisme en réservant 25% des marchés publics aux PME américaines. La législation Buy American qui constitue une préférence nationale explicitement citée dans le mandat de négociation du TAFTA. Comme le rappelle Raoul Marc Jennar dans son commentaire du mandat de négociation[3] : «  on peut se demander si La Constitution des USA ne va-t-elle pas permettre aux 50 Etats des Etats-Unis de se soustraire aux obligations de l’Accord alors que les 28 Etats membres de l’UE y seront soumis ? ». Ces doutes sont d’autant plus judicieux quand on voit à quel point l’accord de libre-échange USA-Corée du Sud est ouvertement bafoué par l’Administration Obama (conflit Samsung-Apple).

On peut se demander si le protectionnisme n’est pas un socle sur lequel s’appuie n’importe quel puissance souveraine qui cherche à protéger ses intérêts. Dans ces conditions on peut se demander comment on pourrait dans le cadre de négociations européennes opaques du TAFTA comment protéger des intérêts souverains . Encore faudrait il que nos représentants ne soient n’est pas les idées encrassées par des conceptions européennes néo-libérales qui considères que toutes régulations souveraines et protectionnistes est une aberrations. Laissant ce type de réflexion dans les bas fonds des provinces. Le FN se réjouit de pouvoir s’accaparer la réflexion eurosceptique et protectionniste. Mais il ne faut pas oublier que des économistes tout à fait crédibles (quoique hétérodoxes) tels que Fréderic Lordon , Jacques Berthelot ou Laurent Cordonnier mettent en doute le manque de protection que peut construire la France au sein des accords européens. ( Et ce n’est pas être raciste que de dire cela !)

[1] http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas

[2]http://www.solidarite.asso.fr/IMG/pdf/Commentaires_sur_les_aspects_tarifaires_agricoles_du_CETA_28_septembre_2014.pdf   P 13.

[3] http://www.jennar.fr/?p=3143

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