Quand les groupes financiers créent les lois européennes

Tout porte à croire que le processus démocratique est d’une grande fragilité et porte en lui une grande facilité de manipulation. Tout semble prouver qu’il existe un pouvoir industriel et financier qui possède une immense capacité d’action pour travailler discrètement dans l’ombre par le biais des lobbys. Il est important de savoir pour un citoyen qui tire vraiment les ficelles et de se poser la question s’il existe encore à l’échelle nationale et européenne une démocratie ? La question des conflits d’intérêts, des liens qui se tissent entre les grands groupes financiers et les acteurs politiques est primordiale pour envisager cette question.

 

Bruxelles la ville où tout se passe.

Près de 80% des lois qui touchent directement les citoyens sont élaborées à Bruxelles .Dans le quartier de la place Schumann se situe La commission européenne, le conseil de l’Europe. Autour de ces institutions gravitent les bureaux des grands groupes industriels et financiers.D’après Olivier Hoedeman  ( CEO) Bruxelles habiterait 2500 bureau de lobbys, 15000 lobbyistes y travaillent dans ce que l’on peut considérer comme le plus grand pôle de lobbyisme mondiale juste après Washington. Il est important de réfléchir dans ce cadre sur la manière dont se font les lois au sein de l’Europe.

Un système législatif trouble détourné par les professionnels des lobbys.

Les lois partent de la commission européenne où on discute des initiatives en matière de législation et de politique avant de les transmettre au parlement et au conseil des ministres. La commission est la structure première de toute élaboration de lois et le secteur de l’industrie et de la finance observe de près ce processus pour l’influencer. Il y a un vrai business des institutions européennes. Les industriels emploient des personnes chargées d’influencer les institutions. Les législateurs, fonctionnaire européen , qui produisent les lois sont associée à un univers parallèle contrôlé par les grands groupes et qui engagent une armée de négociateur pour détourner le débat politique à leur profit. Les grands groupes disposent d’un pouvoir financier que n’ont pas les citoyens. Ils peuvent donc payer des négociateurs, des personnes pour produire selon leurs intérêts un débat démocratique qui devrait se faire par le peuple dans une véritable démocratie.

 

Le détournement d’un débat démocratique au profit des grands groupes

Ces professionnels de la négociation ont pour tâche d’aider les législateurs à rédiger un texte. Comme le montre l’article de Néo Loeti parru dans le monde diplomatique en juillet 2014, les promesses de la commission pour en finir avec l’opacité des tractations entourant par exemple le projet de grand marché transatlantique (GMT) par le biais de consultation publique reste un vaste rideau de fumée qui cache surtout une tractation secrète entre législateur et grand groupe qui n’hésite pas à organiser réception, services et bonne amitié avec promesse d’embauche à la clé. C’est sûr que les estomacs et le goût pour le champagne ne peut pas rivaliser avec des notions vagues et archaïques de liberté et de démocratie.

 

Y a t’il un débat démocratique avec la société civile ?

On peut se demander comment la commission tente de faire croire qu’elle est ouverte au débat public et démocratique. Par exemple l’ouverture au ONG            et représentant des citoyens est-elle réellement satisfaisante et ces dernières peuvent elle rivaliser avec des groupes qui ont un pouvoir d’action infini. Quels sont les pouvoirs d’actions des citoyens ? Les associations (en France loi 1901) de consommateurs , de lutte contre l’environnement, de défense des libertés. Tout ça sonne un peu David contre Goliath, on leur autorise à suivre les processus de décision , rencontrer les responsables en charge des dossiers et de dénoncer les actions des lobbyistes. Le reste c’est pour les grands. Depuis 2007, les ONG disposent d’un « statut participatif » : elle peuvent prendre parfois part aux débats, formuler des propositions. Tout porte à croire que le dialogue avec la société civile se fait.

 

Les ONG tendent à devenir des loobys.

Aujourd’hui un quart des personnes   disposant d’une autorisation d’entrée immédiate au Parlement étaient salariées d’une ONG. Les associations agissent de plus en plus comme des lobbys, ils proposent des textes tout faits pour les parlementaires. Elles arpentent les couloirs pour inviter les législateurs à des conférences bien arrosées, des déjeuners de travail excellents. Ce sont les groupes d’intérêts qui financent généralement la logistique et la communication tout cela parrainé par un député qui profite pleinement de la possibilité de communiquer sur ses dossiers. Mais on peut se poser la question d’une confusion des genres. Les ONG tendent à devenir des loobys. Des « fausses ONG » sont légions à Bruxelles. Beaucoup d’organisation sont directement financées par les états et les grands groupes industriels et financiers. L’image d’un faux gazon en plastique est très clair : la pratique de « l’astroturfing » permet à de grands groupes d’intervenir deux fois dans le débats, d’une part en tant que lobbyistes et une autres fois en tant que représentant de la société civile , pas bête ! . Il est important de se demander qui sont vraiment ces organisations, comment sont elles sélectionnés ? Les véritables associations ont elles les moyens, le temps et l’énergie de rivaliser avec des lobbys qui ont tout pour réussir ?

 

 

 

Sources :

  • « A Bruxelles, l’écran de fumée de la consultation publique, le monde diplomatique , Juillet 2014, Léo Noleti
  • documentaire diffusé sur arte «Mais qui contrôle vraiment l’Union Européenne » de Mathieu Lietar
  • Olivier Hoedeman : Corporate Europe Observatory : http://corporateeurope.org
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Manuel pour devenir riche sans un sou.

Manuel à destination des personnes qui ne travaillent pas dans le système néolibéral (chômeurs)  et de ceux qui veulent arrêter de souffrir au travail.

  1. Produire soi même : être producteur de biens :  que suis-je capable de faire et d’apprendre à faire, que suis-je capable d’enseigner. Qu’ai-je appris ? La valeur est un concept délicat qui prend en compte principalement ce qui est désirable par autrui. Elle est liée à système d’échange au sein d’un réseau social. On peut se demander alors que puis-je partager ? que puis-je offrir de désirable ?
  1. Sortir du système de séparation producteur/ client : AMAP : sortir d’une économie marchande séparée où l’on ne sait pas qui produit ce que l’on consomme. Chercher des partenaires au sein d’un réseau d’échange. Produire sa nourriture. Produire des formes élémentaires facilement échangeable et désirable par un grand nombre permet de valoriser sa situation. Ce bien pourra faire office de liquidité, un bien pratique à échanger.
  1. Acheter des produits de proximité : Faire une liste des producteurs locaux de qualité qui accepteraient de vendre directement au consommateur afin de sortir de la logique de la distribution. Au final, ils pourront participer s’il le souhaite à un système d’échange local . Construire une AMAP, un espace de distribution des productions locales directement du producteur au consommateur.
  1. Faire la liste de ces désirs profond en lien avec son bonheur : faire la liste de ce qui nous rend heureux. Réfléchissez au meilleur moment de vote vie et faites la liste des formes essentielles qui contribuent à votre bonheur, vous verrez que les moments de joie sont souvent déconnectés de toute consommation et souvent facilement accessible: Partager de bons moments en famille, entre amis, manger de bons produits du terroirs local accessible , écouter de la musique, danser. Avoir du temps pour se promener, s’informer, jouer. On peut envisager ses moments de bonheur sans avoir forcément beaucoup d’argent. Ce qui compte est votre état d’esprit.
  2. Il n’y a pas que le pouvoir d’achat comme valeur.Il est important de sortir de schéma du désir de monnaie afin de bien prendre conscience que la valeur de l’argent est une croyance sociale. Qu’il y a plusieurs formes de valeur et qu’il n’y a pas que le pouvoir d’achat comme valeur. Dans notre société quand un homme n’a plus d’argent il pense qu’il ne vaut plus rien. La valeur d’un homme est liée à son pouvoir d’achat. Cela montre à quel point l’argent à pris une importance dans notre conception de ce qui a de la valeur. Il faut absolument sortir de ce schéma et bien prendre conscience qu’il y a de nombreuses formes de valeurs. Faites la liste de toutes les formes de valeurs pour vous, tout ce qui à de l’importance : La nature, les liens sociaux et familiaux, l’apprentissage, la relation esthétique au monde. La société actuelle a basée son économie sur une système de valeur objective et quantifiable , pratique pour les calculs arithmétiques , basé sur l’utilité. Est désirable ce qui est utile pour un individu seul . Mais il faut prendre en compte aussi que la valeur est une affaire de relation, d’échange, de considération. On peut être riche de plein d’autre chose que la monnaie qui peuvent être partagé.
  1. Sortir du schéma = monnaie= marchandise utile / considérer ce qui est vraiment utile. Il faut reconsidérer ce qui est vraiment utile et qui a de la valeur pour soi : Il faut se demander ce qui me rend réellement heureux : Avoir un nouveau téléviseur dernier cri ou bien échanger, partager, rendre service et rendre heureux ?
  2.  Prendre conscience que c’est un système de croyance  et qu’il faut donc faire un travail sur ses propres croyances internes. La monnaie est souvent considérée comme l’unique objet de désir , le seul moyen d’obtenir ce que l’on désir. En effet, le système économique a mis en place au cœur de sa logique cette liquidité qui permet d’obtenir tous les productions. Mais cette liquidité n’est pas la seul, on peut en inventer d’autre, c’est une forme historique qui peut évoluer, ce réinventer. La nature est abondante de liquidité qui peuvent prendre de nombreuses formes pourvu que l’on soir assez nombreux pour la partager. Si vous êtes dans un système de liquidité qui refuse de vous en offrir, qui préfère en donner beaucoup à certain et peu à d’autre c’est qu’il y a un problème. On ne peut pas vivre sans un système d’échange de bien, mais on ne peut pas vivre sans argent mais on peut en inventer ! La nature est riche et vous aussi .
  1. Produire ses propres schémas de valeurs : le temps, l’éducation personnelle, la relation à la nature, la production personnelle, les projets, la vie sociale, l’échange.De nombreux biens peuvent être produis : Comme le dit jérémy Rifkin, on peut tous être produceur : produire à des cout proche de zéro. On peut échanger des biens dans un système communaux collaboratif : une économie de partage. Il faudra s’entendre sur un système de contrat ( crédit d’échange/service ) qui pourra faire office de bien facilement échangeable : de monnaie. Par exemple du soutient scolaire ( 1h de service /industrie : imprimante 3D/ énergie/ alimentation/ caisse de solidarité.)
  1. Sortir du schéma walrasien : de la richesse basé sur l’utile et la rareté : La richesse sociale : « j’appelle richesse sociale l’ensemble des choses matérielles ou immatérielles qui sont rares : c’est à dire qui d’une part sont utiles et qui d’autres part n’existent à notre disposition qu’en quantité limité. » (élément d’économie politique pure ou théorie de a richesse sociale, P21) On peut envisager un système de valeur qui refuse l’utilité et surtout la rareté comme principe fondateur. On peut renverser nos croyance et considérer tout objet comme inutile ( trouver des moyens de contourner le manque de l’objet utile en valorisant le détournement) : il faut partir du principe qu’il faut se méfier de la notion d’utilité qui est une croyance sociale construite ( production du désir). Par exemple : la voiture est utile pour aller vite et pour ne pas faire d’efforts, être protégé et au chaud. 1) trouver les défauts  et faire un équilibre entre les gains et les pertes : ne pas faire d’efforts n’est pas bon pour la santé. Allez toujours vite et gagner du temps est-ce obligatoire, n’est il pas bon de prendre le temps. Pour le climat , il est bon de respirer le grand air ( le taux de pollution est supérieur dans une voiture) . La voiture est utiles pour ceux qui ont besoin de travailler loin, mais dans notre système tous se fait à proximité. Il est donc bénéfique pour le climat et pour son bien être de considérer la voiture comme inutile. Plus la liste de bien inutile s’allongera et plus votre désir de consommer diminuera et vous aurez de plus en plus de temps/argent en votre possession. Vous aurez le temps de produire et vous vous rendrez compte à quel point le concept de rareté est une invention économique qui cherche à nous faire croire que nous n’avons pas tous ce que nous souhaitons gratuitement.
  2. Sortir de la rareté : Refuser de croire qu’il y a des choses rares qui sont désirables. Quand on réfléchie les vraies richesses sont abondantes, la nature quand elle possède suffisamment d’eau et de chaleur est abondantes : Vous pouvez vous nourrir avec un bon terrains et des animaux et vous aurez suffisamment pour être heureux. Il faut sortir du schéma qui consiste à désirer des choses rares. Ecouter de la musique , il suffit d’écouter un bon groupe d’ ami musicien, aller au cinéma : faire son spectacle soi même, prendre plaisir à raconter des histoires, avec des images, des marionnettes, faire son spectacle entre amis. Pas besoin de parures, vous aimez votre femme pour ce qu’elle est. Un bon plat préparé avec amour et de bons produits vos mieux qu’un restaurant cher.
  3. Demandez vous quelles valeurs ont les objets : Mettre des points sur 10 en fonction des différentes valeurs (symbolique, religieuse, familiale) et sortir du critère objectif mais préférer le critère psychologique et sociale (ceci a de l’importance pour ma famille et mes amis : ex le téléphone = appeler des amis ( OK 10/10) la table ( pour manger en famille : ok) . Numéroté une hiérarchie de ce qui a de la valeur de 1 à 10.
  4. Sortir de la valeur travail comme unique valeur : Trouver le moyen de valoriser votre temps sans le considérer comme un travail : faire un don de soi et un don de son temps possède une valeur. Vous pouvez envisager ce que vous aimez faire, ce que vous voulez offrir comme temps en fonction de vos savoir faire. ( Marx : le produit du travail est une valeur mais pas la seul. Une production qui prend beaucoup de temps peut être offerte avec plaisir à partir du moment ou on a pris plaisir à le faire. Envisager votre temps comme une valeur en soir et prenez conscience que vous êtes riche de cette ressource qui vous permet de produire d’autres richesses. Devenir producteur autonome : Faire en sorte de ne pas séparer les temps de plaisir et les temps de don de son temps. Quand on aime on ne compte pas. Comme un artiste, organisez vous un petit atelier de travail  pour produire des formes que vous avez choisi non plus par obligation mais parce que vous aimez le faire et le partager. Lorsque vous ressentez une lassitude ou que vous vous sentez fatigué passez à autre chose. Prenez la liberté d’arrêter et de produire d’autres formes. ( varier les plaisirs)
  5. Sur l’échange : Après avoir bien pris conscience de votre capacité à produire de la valeur, on va pouvoir construire un système d’échange local , un système d’échange de liquidité , basé non pas sur le troc mais sur la confiance. Le troc n’est pas à la base de l’échange mais c’est le crédit ( le prêt) entre deux personnes qui se font confiance et se lie d’un pacte amicale. Il s’agit de construire des symboles qui unifie la confiance du prêt amicale ( un registre de prêt = monnaie) et devenir producteur de prêt. je te prête ça maintenant et quand tu aura ça tu me prêtera ça. On peut alors échanger des biens et des services et recevoir de nombreuses valeurs.
  6. Sortir de la monnaie instrument déconnecté du réel = Produire sa propre « monnaie » qui ne soit pas un instrument, une introduction d’un numéraire ( 1 e) déconnecté ,   une convention que le prix 1 e vaut tel bien à partir de quoi on détermine la valeur de tous les autres biens relativement à celui-ci qu’on nomme « prix ». Produire une monnaie réelle qui « procure une unité de compte et circule effectivement et en outre fonctionne comme « réserve de valeur »[1].
  7. Réhabiliter un taux d’échange : «  Le taux d’échanges des marchandises entre elles est vraiment l’élément le plus important derrière les prix en monnaie »[2]On peut changer le principe de la monnaie pour qu’elle soi au cœur des marchandises et construire un contrat/ monnaie / taux d’échange adapté à chaque transaction : qui prend on compte les rapports quantitatifs. Ainsi la monnaie n’est plus considérée pour elle même mais reste directement liée au bien consommé. On peut alors valoriser ce contrat comme pacte et créateur de lien social : un contrat de confiance. Par exemple vous voulez acheter du pain à un voisin, le contrat monnaie
  8. Réinventer la monnaie : penser la manière dont se font les échanges réels : deux biens n’ont pas la même valeur, il faut adapter les contrats , la valeur d’un bien dans un contrat peut varier et disparaître. Produire un contrat spécifiant au plus près les valeurs réel. Prendre en compte les échanges. ( prix de production) et veiller à ne pas produire d’écart entre la valeur réel et le prix/contrat.
  9. Mettre l’échange réel au cœur de la logique du contrat et sortir d’une loi universelle de la valeur qui régisse l’ensemble des biens : multiplier les contrats de prêt./valorisation «  il est évident que ce n’est pas l’échange qui règle la quantité de valeur d’une marchandise mais au contraire la quantité de valeur de la marchandise qui règle ses rapports d’échange » Marx[3]. La valeur d’un marché « transcendant » ne doit pas dicter l’échange, entre l’offre et la demande.
  10. Sortir d’une vision totalisante de la monnaie et produire sa monnaie:  l’économie de marché agit comme une main invisible sur tous les échanges et cherche à contrôler les relations sociales. L’économie néo-libérale cherche à produire son propre système de valeur qui pourra englober l’ensemble des populations. Ce système consiste à imposer un régime qui met le désir de monnaie au cœur de l’intégration sociale or cette monnaie reste rare et produit de la pauvreté. Il est possible de produire une monnaie local : comme on produirait une énergie libre. Devenez émetteur de votre système de valeur/ « monnaie » autonome et libre .La monnaie est considérée comme un instrument, un simple système d’équation simultané permettant de totaliser l’économie de marché. Il faut sortir de ce schéma totalitaire mathématique et affirmer la spécificité locale, la valeur de l’échange de proximité afin de prendre en main son pouvoir de décision et ne pas être soumis à des directives éloignées de la vie du peuple
  11. Sortir du système de dépendance aux autres : «  Pour aucun secteur, la valeur du produit n’est déterminée de manière indépendante (…) en conséquence, les valeurs sont déterminés socialement. »[4] On peut donc privilégier une constitution de valeur locale et à court terme spécifique à l’échange. Chercher la Détermination souveraine de la valeur. Les valeurs des choses peuvent être déterminé au sein d’un réseau d’acteur. Ainsi si on décide de lutter contre le système de la rareté on peut découvrir une société d’abondance des joies élémentaires. Ce qui est important est de prendre conscience que nous devons sortir de la séparation entre le consommateur et le producteur et rester au cœur d’un système de confiance sans pertes et non séparée. La valeur Imbriquée permet de sortir de la force totalisante de la monnaie dictée de façon déconnectée par des personnes que l’on ne connaît pas. On ne peut donc pas se protéger.
  12. Privilégier une économie des relations : Ne plus se demander « combien ça coûte ? » mais privilégier une relation de confiance. La valeur des choses ne doit pas être une puissance surnaturelle auquel on est impuissant. la malédiction de la pauvreté est un fait social lié à une mauvaise organisation des ressources. la malédiction du « combien ça coûte ? »  la valeur qui change et augmente  : la valeur des choses doit être au cœur de la volonté des acteurs et de leurs prévisions.
  13. Produire son propre rapport social de valeur : La marchandise : La valeur des choses est un fait social «  c’est seulement un rapport social déterminé des hommes entre eux qui revêt ici pour eux la forme fantastique d’un rapport des choses entre elles » P 71, ( Marx) . On peut donc produire de la valeur en produisant des sociétés, des micros gouvernements. Il faut être conscient que La valeur actuelle n’est pas une qualité naturel des objets mais que c’est une construction intellectuel du système capitaliste : On peut changer de paradigme intellectuelle et se considérer comme riche. Créer une institution qui nous rende riche.
  14. La notion de valeur travail n’est pas immuable. Il faut se positionner vis à vis du rapport que l’on a avec les choses, qu’est ce qui a de l’importance. Ce rapport peut changer, ce n’est pas un fondement inaltérable. Les prix, les valeurs que l’on attribue sont des déterminations changeantes. La valeur travail a une histoire et peut avoir un fin. Ce n’est pas parce qu’on fait rien qu’on ne vaut rien.
  15. Ce qui est fondateur est l’institution : la règle du jeu sociale, l’institution est une forme historique. Elle est un contrat entre un groupe d’individu libre et autonome qui peut changer, se modifier et s’arrêter à tout moment. Il n’ y a pas de forme qui ne puisse être remise en cause. la valeur est un phénomène social que l’on peut déformer, réformer, transformer alors la valeur du travail est un système que l’on peut restructurer au sein d’un autre système social.
  16. Echanger: On peut valoriser son temps et l’échanger contre d’autre bien. Ainsi l’échange entre deux individus révèle une valeur qui est produite dans le procès de production mais la valeur est intrinsèquement liée à l’échange. Il ne faut pas oublié que c’est dans la relation intersubjective que se construit la représentation du bien échangé. La valeur de ce que l’on a fait prend de l’importance en fonction du rapport social que l’on crée. Il peut varier et s’adapter. Il faut sortir La valeur de l’économie qui considère la valeur comme une donnée quantifiable et objective déconnectée des acteurs. Ce qui compte pour elle est l’évolution quantifiable de la valeur des biens. Au contraire, Il faut privilégier l’échange : les transactions réels de biens.
  17. Ne pas être un simple consommateur :  La théorie néoclassique considère qu’un bien de valeur est utile et elle construis son modèle économique sur le principe d’individu seul qui font des choix libre et souverain sans prendre en compte les rapports sociaux. L’économie considère l’individu comme un consommateur de biens désirables (utiles) mais cette utilité est une construction. Il faut veiller à ne consommer que le principal. La recherche de la satisfaction par les biens consommés est un leurre. Mais l’économie marchande est basée sur cette production de désir. Les individus ne sont considérés que commes des agents consommateurs luttant pour obtenir le panier type de marchandises utiles. Or on peut réhabiliter un rapport différent aux valeurs qui prendrait l’échange et les relations intersubjectives comme bases premières.
  18. Sortir de l’idée de progrès, de l’accroissement de désirs. l’économie néoclassique considère que nous sommes guidés uniquement par une recherche de l’accroissement de la satisfaction vis à vis du panier : Cette force met en mouvement l’économie par le biais des échanges mais produits un sentiment constant d’insatisfaction. En produisant des désirs à satisfaire le marché crée des être constamment insatisfait de ce qu’ils ont. Il existe un dicton Bouddhiste qui dit « Il faut vouloir ce que l’on a et ne pas vouloir ce que l’on a pas ». Veillez à ne pas toujours vouloir des choses qui ne vous servirons que moyennement.

Source bibliographique : 

André Orléan , l’empire de la valeur , seuil, 2011

[1] Schumpeter, histoire de l’analyse économique , tome II , p. 287.

[2] Schmpeter , histoire de l’analyse économique , tome I , p. 389, Gallimard

[3] Karl Max, le Capital, P 62

[4] Micchio Morishima, Marx’s Economics, p 14

La fascination des puissants : un régime d’acceptation

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Le système actuel est basé sur le fait que l’ensemble des concitoyens accepte le principe qu’un petit nombre de personnes se sont octroyés la capacité de produire de la monnaie. Ce pouvoir d’achat quasi magique leur donne une puissance absolue et indéterminée. Autour d’eux,(Les banques centrales privées ) gravitent comme des systèmes autour d’un vaste trou noir des univers qui parviennent à faire graviter cette énergie. Leur intérêt est de faire le maximum pour que cette réalité sociale ne se sache pas.

Le système de croyance globale offre la capacité à certaine personne   de produire des richesses sans aucune contrepartie. Et lorsque il arrive qu’ils perdent de la monnaie virtuel, ils s’appuie sur le travail réel des peuples pour le récupérer par le biais des impôts. Ils arrivent à faire accepter que leur pouvoir d’achat soit déconnecté de toute forme de production réel de valeur. Ces systèmes sociaux produisent des idéaux sur la base de leurs interactions et ils arrivent à faire en sorte qu’ émèrgent un consensus autour de leur puissance. Ils ont réussi à faire en sorte de produire des règles du jeu qui ont une puissance d’affectation , de facination et d’adhésion. Cette dernière est produite par le stimulant désir de croire qu’un jour il sera possible d’atteindre le royaume des tous puissants.

 

Allons nous dans le bon sens ?

 

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Depuis une trentaine d’années, nous sommes dans un régime capitaliste qui se base sur la déréglementation et une forte dominante financière. Dans ce régime parsemé de crises on ne cesse d’espérer des jours meilleurs. Des jours heureux où l’Europe finira par être sociale. Et l’on ne cesse d’entendre les partisans de ce mode d’accumulation nous demander d’être patient, de faire confiance et qu’il faut continuer à faire des efforts de compétitivité parce qu’ils « finiront bien par payer ».

Les règle du jeu du système capitaliste actuelle se sont si profondément inscrites dans nos schémas de pensée qu’il est désormais très difficile d’envisager une alternative sans passer pour un doux rêveur, gauchiste, utopiste, ou pire , pure produit frontiste , raciste et xénophobe .Or , comme tout système humain, Le système néolibéral est un système de croyance, qui cherche à se faire passer pour une science dure. Il ne construit jamais de preuves mais demande à chacun de ses réfractaires de lui en demander et trouve les moyens de le faire passer pour une vague rêverie utopiste.Or il est temps de construire une alternative et faire notre maximum pour qu’elle puisse être reçue avoir la même force et considérée avec le même sérieux. Les économistes derrières leurs bureaux et leurs machines à calculer ont mis en place un certain nombre d’instruments de pensées

les Institutions se sont organisées en suivant ses penseurs de façon à offrir le meilleur terrain de jeu aux marchés et à la finance. La compétition entre les places financière de Londres et de New york ayant entraîné une totale dérégulation.Elle a instaurée et rendu possible le contexte d’une croyance dans l’efficience des marchés.Les institutions politiques sont aujourd’hui complètement imbriquées dans un système qui ne cesse de restreindre le pouvoir du peuple et du citoyen au profit d’une oligarchie.  Il y a une immense place laissée à la finance. Or avant la finance ne jouait pas ce rôle , il y a l’idée que les marchés financiers sont efficaces par ce qu’ils permettraient de bien juger des valeurs des titres. Il y a la croyance que les marchés nous donnent une juste évaluation, une bonne valeur des choses et qu’il faut s’en remettre à eux.

 

 

vers un nouveau rapport au réel

« La vérité est un mensonge rectifié. »Gaston Bachelard (1884-1962)

Ce blog cherche à construire un terrain de réflexion pour que puisse éclore une alternative. Il est une pierre à un vaste edifice,une muraille contre un empire qui semble de plus en plus s’approfondir et cela malgré ces erreurs. Nous voulons fédérer des réflexions, des actions et laisser entendre qu’il est possible d’envisage quelque chose d’autrement plus intéressant que ce que l’on nous propose actuellement. Un système basé sur la crise à répétition. Des crises dont les seules causes sont basées sur l’avidité d’un petit nombre de personnes appartenant à une corporation financière et qui ont une certaine tendance à faire de grosses bêtises. De toute façon le contribuable est là pour renflouer les pertes. Autant continuer ainsi et faire croire qu’il n’y que ça de bon. Mais la pensée humaine est créative et elle peut toujours produire de nouvelles formes d’habitudes, de rapport au monde et à la matière. Il s’agira ici de mettre modestement à l’écrit des bases de réflexion pour de nouveaux rapports au réel.