Trois solutions concrètement faisables qui permettraient de changer le monde.

  • 1) Taxer les milliardaires :

Dans un rapport publié le 30 octobre 2014, Oxfam propose de taxer la fortunes des 1645 milliardaires du monde à hauteur de 1,5%  à partir du deuxième milliards. Cela  pourrait rapporter 58 milliards de dollars. Une somme qui suffirait à combler les déficits annuels de financement nécessaires pour scolariser tous les enfants et fournir une couverture santé universelle dans les 49 pays les plus pauvres.  [1] Les milliardaires pourraient s’offusquer d’une telle mesure. On les entend déjà s’indigner  » comment pouvez vous me prendre mon argent si durement gagné! ». Il faudra leur répondre que personne ne touchera à leur premier milliards et qu’avec ça ils pourront boucler leurs fins de mois difficiles.

  • 2) Lutter contre l’évasion fiscale  :

En France, l’écasion fiscale est évalué à près de 50 milliards d’euros. Soit de quoi comblé plus de la moitié du déficit budgétaire (Le déficit budgétaire de 2012 a été de 87,2 milliards d’euros) . Le 29 octobre, lors du Forum mondial sur la transparence et l’échange d’informations à Berlin, de nouvelles avancées majeures ont donnéun coup d’accélérateur à la coopération internationale au service de la lutte contre la fraude fiscale. [2]Les gouvernements se sont engagés à mettre en œuvre l’échange automatique de renseignements à partir de 2017. Le seul problème c’est que dans ce type d’affaire ceux qui ne jouent pas le jeu  de la transparence deviennent très attractifs. Ainsi Une menace jugée « faible » par certains experts de la fraude fiscale, comme Andres Knobel du Tax Justice Network. La loi américaine Fatca, entrée en vigueur en 2014, prévoit elle de taxer les banques rétives à la source, en retenant 30% de leurs revenus réalisés aux Etats-Unis.   A quand un Fatca européen ?  [3

3) Lutter contre le coût du capital :

Dans un article paru dans le monde diplomatique en juillet 2013, L’économiste Laurent Cordonnier mettait en lumière les freins réels qui assomment  les entreprises. Non ce ne sont pas que les charges et les cotisations qui empêchent les entreprises d’avancer mais c’est surtout le coût du capital. L’économiste rappelle que la part de la finance est un frein à l’embauche : « on peut dire que l’explosion du surcoût du capital au cours des trente dernières années est la conséquence directe de l’élévation de la norme financière imposée aux entreprises avec l’aide de leurs dirigeants, dont les intérêts ont été correctement alignés sur ceux des actionnaires. Pour passer des exigences de retours sur fonds propres de l’ordre de 15 % par an au surcoût du capital, il suffit en quelque sorte de rectifier la mesure. De telles exigences correspondent en pratique à un surcoût imposé à tout projet d’investissement de l’ordre de 50 à 70 %. ». Cette étude menée par le laboratoire Lillois CLERSE montre que le coût des intérêts, (cet argent scriptural qui n’existe pas ) et l’argent remis aux actionnaires est directement lié aux profits dont les entreprises n’ont plus besoin. Celles-ci sont contraintes de limiter  leurs projets d’investissement à la frange susceptible d’être la plus rentable. Ainsi seules les actions   qui rapportent entre 15 % et 30 % par an sont mises en œuvre.  L’étude de Laurent Cordonnier permet d’envisager sérieusement une possibilité non négligeable de création d’emploi  si toute les idées avortées, parce qu’elles n’auraient rapporté qu’entre 0 et 15 % avaient pu voir le jour.  L’idée d’un système socialisé du crédit permettant des taux pratiquement nul ou qui reviendrait à l’état proposée par l’économiste Frédéric Lordon pourrait être un bon soutien à la création d’emploi. [4] Cette idée implique un passage douloureux par un défaut de paiement de la dette,  une nationalisation et ensuite la mise en place d’un système socialisé de crédit. Il semble que ce ne soit pas encore concrètement faisable mais en tout cas cela reste l’une de nos meilleurs propositions pour sortir de la souffrance actuelle.

[1] Rapport d’oxfam sur les inégalité P. 19

http://www.oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/a_egalite_-_il_est_temps_de_mettre_fin_aux_inegalites_extremes_-_rapport_oxfam.pdf

[2] http://www.oecd.org/fr/presse/de-nouvelles-avancees-majeures-donnent-un-coup-daccelerateur-a-la-cooperation-internationale-au-service-de-la-lutte-contre-la-fraude-fiscale.htm

[3] http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/10/banques-l-europe-moins-stricte-que-les-etats-unis_3528727_3234.html

[4] http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit

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